1. La toiture et la charpente
C'est souvent le poste le plus coûteux d'une rénovation. Depuis l'extérieur, observez l'état des tuiles, les affaissements visibles, l'état des cheneaux et des descentes d'eau. À l'intérieur, si les combles sont accessibles, cherchez les traces d'infiltration sur la charpente et l'état de l'isolation existante.
2. L'humidité, dans les angles et au sous-sol
Auréoles au plafond, peinture cloquée, odeur de moisi dans le sous-sol, salpêtre sur les murs enterrés : chacun de ces signes mérite une question directe au vendeur et, en cas de doute, un avis technique avant l'offre. L'humidité structurelle est l'un des défauts les plus chers à corriger.
3. Le tableau électrique et les installations
Ouvrez le tableau électrique : un tableau à fusibles anciens ou sans disjoncteur différentiel signale une installation d'origine, à remettre aux normes. En Suisse, le contrôle OIBT peut être exigé lors d'une vente — demandez la date du dernier rapport de contrôle.
4. Le chauffage et sa date d'installation
Demandez l'âge de la chaudière ou de la pompe à chaleur, et le type d'énergie. Un chauffage à mazout en fin de vie représente un investissement de remplacement important — mais aussi une opportunité de subventions cantonales si vous passez à une solution renouvelable.
5. Les fenêtres et l'enveloppe du bâtiment
Simple, double ou triple vitrage ? Joints en état ? Une maison des années 70–80 non rénovée perd une grande partie de sa chaleur par les fenêtres et les façades. Le certificat CECB, s'il existe, vous donne une photographie fiable de la performance énergétique.
Trois documents à demander dès la visite : le dernier rapport de contrôle électrique OIBT, le certificat énergétique CECB s'il existe, et les factures des dernières rénovations.
6. Les indices de travaux non déclarés
Une véranda récente, des combles aménagés, une salle de bains ajoutée : demandez si ces transformations ont fait l'objet d'un permis. Une transformation non autorisée peut devoir être régularisée — ou démontée — aux frais du nouveau propriétaire.
Se faire accompagner pendant la visite
Vous pouvez inviter Invatis à visiter le bien avec vous, avant l'achat. Nous observons l'état général, les travaux visibles, les contraintes et les principaux risques budgétaires — puis nous vous remettons une première enveloppe chiffrée, poste par poste, comme décrit dans notre article sur l'estimation du coût des travaux.
Cette visite ne remplace pas une expertise complète du bâtiment, mais elle vous permet de faire une offre en connaissance de cause.
